À Avignon, les étudiants dénoncent la présence de l’extrême droite dans les cortèges
Au lendemain des rassemblements du samedi 24 octobre à Avignon, des étudiants ont dénoncé la présence de groupes d’extrême droite dans les cortèges. Ils pointent des membres de groupuscules néo-nazis ou royalistes, souvent placés en tête de manifestation, et refusent de se mobiliser à leurs côtés.
Deux rassemblements ont eu lieu samedi dans le cadre d’un mouvement national contre la vie chère. Celui du matin a réuni 500 personnes dans le calme. Le second est parti à 14 heures de la place de l’Horloge. Des tensions ont éclaté en fin de journée.
Des comportements provocateurs dénoncés
Un porte-parole étudiant décrit des manifestants portant un drapeau tricolore et lançant des slogans qu’il juge problématiques. Il accuse aussi ces groupes d’avoir lancé des pierres sur des policiers et des manifestants pendant des moments de calme, et de chercher à provoquer des désordres dans des manifestations pacifiques.
Selon son témoignage, des militants néo-nazis et royalistes se sont avancés vers les forces de l’ordre alors que les policiers avaient baissé leurs casques. Les étudiants dénoncent cette attitude provocatrice et rejettent catégoriquement toute mobilisation commune avec ces groupes. Aucune agression n’a été rapportée à Avignon, contrairement à celles signalées dans plusieurs autres villes lors des cortèges du 24 octobre.



