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Grande précarité à Avignon : un accompagnement renforcé et un accueil de nuit en projet

Agnès Maurel-Viallat 2 min de lecture
Grande précarité à Avignon : un accompagnement renforcé et un accueil de nuit en projet

À Avignon, la municipalité a annoncé ce jeudi vouloir renouveler pour un mois, aux mêmes conditions, son arrêté réglementant les activités constituant un trouble à l’ordre public. Il doit s’achever ce dimanche 1er novembre. En parallèle, l’État et la Ville déploient un pacte local des solidarités destiné à accompagner 15 à 20 personnes en très grande précarité dans l’intra-muros.

Un suivi individuel pour faciliter l’accès aux droits

Signé fin janvier par l’ancienne maire Cécile Helle et mis en œuvre par son successeur Olivier Galzi, ce pacte a une durée initiale de trois ans. Il doit mieux coordonner les professionnels qui interviennent dans les maraudes, la domiciliation, la lutte contre la toxicomanie ou le logement. Le préfet Thierry Suquet souligne les difficultés de continuité rencontrées auparavant dans cet accompagnement.

Parmi les actions présentées par Vincent Lelionnais, sous-préfet chargé de la politique de la Ville, figure un coffre-fort numérique pour conserver les documents administratifs et faciliter l’accès aux droits. Un café social est également en projet. Un dispositif de retour vers l’emploi doit permettre de reprendre une activité à raison de quelques heures de travail par semaine.

Remplacer l’accueil de nuit de la rue Mérindol

À plus long terme, un nouvel accueil de nuit est envisagé pour remplacer celui de la rue Mérindol, jugé trop vétuste et trop exigu. Le projet ne prévoit pas forcément d’augmenter sa capacité actuelle de 15 places. Il s’agit aussi d’y associer un lieu de ressources, avec des travailleurs sociaux, afin de construire un accompagnement dans la durée.

Le pacte rassemble notamment la mairie, la police municipale, le service chargé de l’hébergement d’urgence, l’Agence régionale de santé, les médiateurs sociaux et les services de l’État chargés de l’emploi et des solidarités.

Concernant l’arrêté, la Ville invoque la persistance de difficultés pour justifier sa prolongation. Le maire assure qu’il ne vise pas les plus vulnérables. Le préfet estime, lui, que les passages par la police peuvent contribuer à identifier les personnes à accompagner.

Agnès Maurel-Viallat

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