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À Avignon, l’opposition propose un poste de police à la Maison de la tranquillité

Agnès Maurel-Viallat 2 min de lecture
À Avignon, l’opposition propose un poste de police à la Maison de la tranquillité

Fermée depuis le début de l’été 2026, la Maison de la tranquillité publique, rue de la République à Avignon, pourrait devenir un poste de police municipale si la proposition de Fabrice Tocabens était retenue. L’élu municipal d’opposition PS demande sa réouverture au public pour renforcer la présence policière en centre-ville.

La structure avait été lancée en juillet 2025 pour lutter contre les incivilités. La nouvelle municipalité l’a fermée moins d’un an après son ouverture. Dans un communiqué, Fabrice Tocabens défend sa transformation en un lieu d’accueil de la police municipale.

Le maire met en avant le coût du local

Le maire, Olivier Galzi, privilégie le retour des agents de police municipale sur le terrain. Fin août, il avait vivement critiqué le coût du local : un loyer de 8 000 euros par mois et un bail de dix ans, représentant presque un million d’euros. Il opposait cette dépense à l’existence de locaux municipaux vacants.

Le désaccord dépasse la seule Maison de la tranquillité. Ancien adjoint aux mobilités sous Cécile Helle, Fabrice Tocabens dénonce une réduction des services publics et réclame davantage de proximité avec les habitants. Il estime que ces choix pénalisent particulièrement les plus fragiles, notamment les personnes âgées.

La fermeture du lieu intervient dans un contexte d’économies, avec celles de l’épicerie étudiante l’Agoraé, de la mairie de quartier centre et de la maison des Îles de la Barthelasse. Des fermetures de postes de police municipale sont également annoncées, tandis que les horaires des bibliothèques et des musées ont été fortement réduits.

Agnès Maurel-Viallat

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