À Avignon, étudiants et lycéens maintiennent leur mobilisation
Mardi 13 octobre, étudiants et lycéens se sont de nouveau mobilisés à Avignon, à l’occasion de l’acte 5 du mouvement lycéen et d’une journée nationale de manifestations. Cette mobilisation devait se poursuivre par une manifestation lycéenne prévue le mardi suivant à Avignon, après plusieurs blocages.
La matinée a été marquée par le blocage du campus Hannah Arendt de l’université d’Avignon. Les entrées de l’établissement ont été bloquées par les étudiants. L’après-midi, entre 700 et 1 500 personnes ont défilé dans l’intramuros. Un important dispositif policier a été déployé devant l’université d’Avignon pendant la mobilisation.
Des moyens réclamés pour l’éducation
Les manifestants dénoncent le manque de moyens et la précarité. Ils demandent notamment 10 milliards d’euros pour éviter une dégradation du système éducatif.
À l’université, une centaine d’enseignants et de personnels administratifs ont voté une motion de soutien au mouvement. Plusieurs d’entre eux étaient présents aux côtés des étudiants mardi matin.
Les personnels mobilisés dénoncent des manques d’effectifs, des emplois précaires et des classes surchargées. Des travaux dirigés, habituellement prévus en petits groupes, peuvent accueillir jusqu’à 45 élèves.
Un soutien d’une partie de l’équipe pédagogique
Des étudiants indiquent bénéficier du soutien de leurs enseignants dans leur mobilisation. Une maîtresse de conférences en sciences politiques, signataire de la motion, estime que le mouvement place dans le débat public les questions de l’éducation, de l’accès à l’enseignement supérieur, des inégalités sociales et du racisme.
La mobilisation porte sur des revendications structurelles et sur des transformations des politiques publiques.



