Vaucluse : des exosquelettes présentés aux entreprises pour soulager les salariés
Porter, se baisser, lever les bras : des gestes qui usent le corps au fil des ans. Le jeudi 15 octobre, à Avignon, l’AIST 84, service de prévention et de santé au travail, a organisé un atelier sur les exosquelettes à destination des entreprises vauclusiennes.
Un équipement qui accompagne les mouvements
Un exosquelette se porte sur le corps. Il accompagne les gestes d’un salarié qui doit souvent porter des charges, se baisser ou lever les bras. L’objectif : soulager les muscles et les articulations, et ainsi réduire le risque d’accident ou de maladie. Ces équipements peuvent aider à prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS), surtout dans les métiers aux gestes répétés.
Les sociétés Équilibre Ergonomie et Hapo sont venues présenter leurs solutions. Alexy Perrimond, qui vend ces équipements chez Équilibre Ergonomie, évoque de nombreux usages. « Ça peut aller sur tous les domaines », explique-t-il : le BTP, les espaces verts, mais aussi certains postes du secteur médical.
Un coût élevé, mais un intérêt pour la santé
Dans la salle, des représentants d’entreprises du département écoutaient attentivement. Laurent, qui travaille dans une entreprise vauclusienne, s’intéresse à ces équipements pour la manutention : préparation de commandes avec des sacs de 25 kilos, mais aussi livraisons chez des artisans. Il met en avant le poids des arrêts de travail liés aux TMS. L’équipement pourrait selon lui « vite être rentabilisé », car il y a « énormément d’arrêts de travail dus aux TMS, même sur des collègues qui sont jeunes ».
L’investissement reste important : plusieurs milliers d’euros selon le modèle. Pour les entreprises qui hésitent, Équilibre Ergonomie propose de louer un exosquelette dans un premier temps, afin de le tester en conditions réelles.
Pas une solution pour tous les postes
Les exosquelettes ne conviennent pas à tous les métiers ni à tous les postes. Parfois, mieux vaut adapter l’environnement de travail. Damien Dufour, ergonome à l’AIST 84, l’explique : « C’est un peu le dernier recours quand on a épuisé les solutions collectives ». Dans ce cas, dit-il, pourquoi pas se tourner vers les exosquelettes.



